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Parc du Retiro 

Quinze mille arbres sur 125 hectares, des activités culturelles et sportives, des monuments exceptionnels, des jardins remarquables, quelques terrasses. Créé au 17° siècle, le Parc du Retiro est le poumon de la ville. Madrid incontournable.

CE QUE DISENT LES GENS

"C'est un trésor botanique : le Jardin des Vivaces, les Jardins de Cecilio Rodríguez, les jardins de l'architecte Herrero Palacios, la roseraie, le Parterre français avec son cyprès chauve, le plus vieil arbre de Madrid, il a 400 ans..."

Martín, jardinier

—  Photo : Jakob Owens

le grand bassin

Carmen a raison, les rois, les reines et leurs courtisan·e·s étaient chez elleux ici, cet étang merveilleux a été creusé pour leurs loisirs, entre 1634 et 1636, par l'architecte Cristobal de Aguilera. Il a accueilli des spectacles aquatiques, des batailles navales. Farinelli y a chanté pour le roi Felipe V. 

Si vous y tenez, essayez les barques à rames, ça peut avoir son charme.

Il y a aussi un bateau solaire (accessible en fauteuil roulant) et pour les 7 à 26 ans, des cours de canoë-kayak dispensé par la Fédération madrilène de canoë-kayak. Mais ça va énerver Carmen.

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Monument à Alfonso XII

En 1902, un monument à Alfonso XII est érigé sur la rive ouest du plan d'eau. Exemple magistral de l'architecture historiciste, conçu par le catalan José Grases Riera.

Un hémicycle à double colonnade, en son centre, une statue équestre du monarque, qui domine le Bassin.

Entrez dans la colonne qui porte la sculpture, pour profiter d'une vue imprenable sur le parc et sur le chic quartier de Salamanca (chez Carmen).

Palais de Cristal

Toutes les villes qui ont laissé s'écrouler leur palais de cristal - une vogue planétaire à la fin du 19° siècle - doivent rougir de honte devant un bâtiment aussi beau, aussi fou et aussi bien conservé !

Sa construction s’inscrit dans l'époque des grandes expositions du19e et du début du 20e siècles.

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Palais de Velázquez

Un splendide pavillon caché dans le parc du Retiro, construit entre 1881 et 1883 à l'occasion de l'Exposition nationale minière par l'architecte Ricardo Velázquez Bosco, celui du Palais de Cristal.

Des voûtes de fer et de verre qui permettent d'éclairer les salles naturellement, inspirées du Crystal Palace de Londres.

Pour les murs, des briques de deux couleurs, et des faïences de la Manufacture royale de la Moncloa.

Le Palais est géré par le musée Reina Sofía, qui y installe des expositions tout à fait intéressantes, et le plus souvent gratuites et désertes !

Roseraie

Une ellipse de 0.8 hectare, clôturée par une haie de cyprès. Plus de 4000 rosiers. C'est un kitsch encadré, des pergolas, des allées tracées au cordeau, un plan parfaitement symétrique, une débauche de couleurs.

La roseraie du Retiro a été construite en 1915 par Cecilio Rodríguez, le jardinier en chef du parc, qui s'est inspiré de Bagatelle, au Bois de Boulogne, pour ajouter un peu d'élégance au parc. Elle a été plusieurs fois transformée, et détruite pendant la Guerre Civile.

Pour le parfum, y aller en mai et juin, quand les premières fleurs s'ouvrent. Idéal pour photos de mariage, raison pour laquelle elle est un musts pour les Madrilènes. Mais c'est vraiment très beau !

avril > septembre · 10:00 > 20:00

octobre > mars · 10:00 > 18:00 

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Jardins de Cecilio Rodríguez

Ils sont situés tout au bout du parc, côté où personne ne va. Du coup, ils vous offrent le calme et le silence en plus de l'harmonie. 

 

Une succession de très beaux jardins classiques, une promenade de curiosités, petits étangs, jets d'eau, sculptures, lianes grimpantes, pergolas, bancs ombragés, haies taillées, recoins cachés, dessinés par Cecilio Rodríguez vers 1940 pour agrandir les installations de la cage aux fauves (Casa de Fieras), l'ancien zoo de Madrid, destiné aux réceptions officielles.

 

À l'entrée nord, après une élégante Vénus parée à la romaine, la fontaine aux mouettes, sculptée en 1962 par Vicente Pimentel. Puis, un dédale de pergolas et de parterres fleuris, colonisés par des paons impassibles...

10:00 > 18:00 / automne-hiver

10:00 > 20:00 / printemps-été

Parterre français

Le Parterre, tracé sous Felipe V (1724-1746), qui voulait un jardin à la française, détruit un siècle plus tard lors de l'invasion... française  (1808-1814).

Francisco Viet, jardinier du Campo del Moro, fut chargé de réparer les dégâts. C'est à lui qu'on doit le mur de contention, le belvédère, les fontaines...

Une dernière transformation, après la Guerre Civile, pour ajouter quelques éléments botaniques, comme les haies et le gazon. Et voilà du Versailles en territoire ibérique.

Ne pas rater le Cyprès chauve (Taxodium distichum), l'arbre le plus vieux de Madrid (il a près de 400 ans).

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Taxodium mucronatum. C'est un conifère très rustique. On l'appelle aussi cyprès des marais mexicain. Vous le trouverez dans le parterre français, du côté de la porte de Felipe IV. Il est recensé dans la catalogue des espèces menacées de la Communauté de Madrid. 

Il serait issu de l'Arbre de la Nuit Victorieuse (pour les Aztèques) ou Nuit Triste (pour les Espagnol·e·s), à Mexico. Hernán Cortés pleurant le massacre de l'armée espagnole par les Aztèques, la nuit du 30 juin 1520, aurait arrosé un ahuehuete, descendant présumé de celui du Retiro. On le dit aussi rapporté par Christophe Colomb d'un de ses premiers voyages. Personne ne croit à aucune de ces histoires. Une autre semble plus proche de la vérité : l'armée française aurait eu pitié de ce vieil arbre au moment où elle rasait le parc pour en utiliser le bois, pendant la guerre de 1808.

Officiellement, c'est un des premiers sujets que le Conde Duque de Olivares a fait planter en 1633 dans ce qui allait devenir le parc du Retiro. Sa valeur est donc plus symbolique que botanique, voire esthétique.

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Centre culturel Casa de Vacas

Littéralement, la "maison des vaches". Un centre culturel (expositions, théâtre, concerts) installé dans une ancienne laiterie-étable, on ne peut  rien vous cacher.  

Le petit complexe abrite une salle de spectacle de 140 places, le Théâtre du Parc.

Entre ces deux affectations, une étape début 20° siècle, en une des salles de fêtes les plus mythiques de la nuit madrilène, le Pavillón.

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Bosque del Recuerdo

Ou Forêt de la Mémoire. Une colline plantée de 192 arbres, pour les 192 victimes de l'attentat du 11 mars 2004, à la gare d'Atocha.

Tou·te·s les Espagnol·e·s ont en tête ce code : 11M. Quatre attaques simultanées dans le terminal des trains de banlieue de la gare d'Atocha. 1900 blessé·e·s. L'acte terroriste le plus meurtrier en Europe depuis 1988 (Lockerbie). Quatre semaines plus tard, sept membres présumés du commando poseur de bombes seront assiégés dans un immeuble, en périphérie de Madrid. Ils mourront en faisant exploser l’appartement au moment de l'assaut policier. L’enquête permettra l’arrestation de dizaines de suspects, liés à la mouvance jihadiste. En 2007, vingt-neuf accusés comparaîtront devant l’Audience nationale. Vingt seront condamnés, dont l’un à 42.924 années de réclusion, puisqu’en droit espagnol les condamnations s’additionnent. 

Le 11M a durablement marqué l’Espagne. Il a d’abord précipité la chute du gouvernement conservateur de José Maria Aznar, qui sera battu aux élections suivantes. Durant toute la journée des attentats, la droite avait affirmé que l’action portait la signature des Basques d’ETA.

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El Ángel caído

Paradoxe de ce pays qui a la religion gravée dans la peau, une statue dédiée à Lucifer... Sur un des carrefours du Parque del Retiro, pas dans une ruelle sombre ! 

Il s'agit en fait d'une fontaine qui représente l'Ange Déchu, au moment de son expulsion du Paradis, œuvre de Ricardo Bellver pour l'Exposition universelle de Paris de 1878.

Après l'expo, la Mairie de Madrid l'a rachetée et posée en plein passage de bonnes familles...

Glorieta del Ángel Caído, Parque del Retiro, Madrid

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