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Argüelles

le bourgeois

Situé à l'ouest de la ville, juste après la plaza de España (qui en fait partie), ce quartier résidentiel tranquille vaut la peine d'une balade. Fréquenté par de nombreux·ses étudiant·e·s (l'Université Complutense de Madrid n'est pas loin) et par un voisinage aisé, il propose notamment de très bons restaurants, des bars et des clubs très animées, des boutiques et quelques curiosités.

madrid casa gallardo plaza de espana

Un quartier "bourgeois" ? Oui et non. Le "barrio de Argüelles" est le premier qui s'inscrit dans l'extension de Madrid, hors-les-murs, au 19° siècle. Il illustre à ce titre l'Espagne contemporaine et devient le lieu de vie des gens de pouvoir (politique et économique) de l'époque. C'est la haute bourgeoisie triomphante et l'aristocratie qui donnent le départ. Des architectes qui ont fait fortune, des promoteurs, des capitaines d'industries.

La proximité du parc de l'Ouest, ouvert en 1905, attire les classes aisées et moyennes qui font construire des immeubles cossus, dans la veine hygiéniste du début du siècle, autour d'un chapelet de palais et d'hôtels particuliers.

La Guerre Civile fera des dégâts dans le quartier (le front est tout proche) et sa reconstruction sous Franco le transformera radicalement, autour du pompeux ministère de l'aviation (un des monuments les plus caractéristiques de la première architecture du franquisme). 

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Paseo del Pintor Rosales

Une des rues les plus chiques de Madrid, une des plus belles aussi. Face au Parque del Oeste, des immeubles de caractère, un calme inespéré. Rien de plus, mais c'était sur notre route...

Au milieu de l'avenue, la station du téléphérique qui mène à la Casa de Campo.

Eduardo Rosales Gallinas (1836-1873) est un des grands noms de la peinture historique espagnole du 19° siècle, consacré par les grandes institutions, tel le Musée du Prado.

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Téléphérique de Madrid

Il  n'y a aucune raison de vous rendre à l'extrémité ouest de Madrid, plus loin que la rivière Manzanares, en plein milieu de Casa Campo. En été, c'est désert et désertique ! Mais nous, on est passés devant la station côté ville du Téléphérique de Madrid. Et il n'y a que deux stations, celle-ci et celle du milieu de Casa Campo. Il faisait torride, on n'en pouvait plus de marcher... on est montés !

Et finalement, La balade est sympathique : Madrid de haut (jamais plus de 40 mètres) et de loin. On survole des vergers, des faubourgs, une autoroute, un parc d'attraction; au chemin retour, on zoome sur le Palais Royal, la Almudena, on déchiffre la skyline...

C'est à faire ! 

paseo Pintor Rosales

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Caserne de l'Infant Don Juan
Institut d'histoire et de culture militaire

C'est le bâtiment qui nous intéresse, sa belle façade, bien plus que le musée en lui-même, dans lequel nous ne sommes jamais entrés !

Il est situé face au joli Parque de Oeste, un vaste et beau jardin à l'écart de l'agitation madrilène, dans le quartier chic d'Argüelles.

paseo de Moret 3, Madrid

Parc de l'Ouest

Autrefois lieu de prostitution, le parco del Oeste est aujourd’hui fréquenté par des familles en pique-nique et des étudiant·e·s séchant les cours. Un beau jardin à l'anglaise, avec de forts dénivelés et des allées ondulantes.

Il n'a pas le panache du Retiro mais si vous passez par là, ne le ratez pas ! ​C'est sur l'ancienne décharge de la ville, en 1893, que le maire de Madrid Alberto Aguilera demande au paysagiste Celedonio Rodrigañez de dessinier un lieu de promenade et de repos dans le nouveau quartier d'Argüelles. La Guerre Civile le laisse en ruines, l'armée putschiste livrant bataille depuis la Casa de Campo, en contrebas, les Républicains creusent des tranchées et construisent des bunkers à mitrailleuses (certains sont toujours là) dans le parc. Après la Guerre Civile, il sera reconstruit par l'architecte de jardins Cecilio Rodriguez.​ Sur ses cent hectares de verdure, le parc héberge le Temple de Debod, une belle roseraie tracée en 1956 (15.000 mètres carrés), un ruisseau artificiel de 600 mètres de long, des fontaines monumentales et de nombreuses sculptures...

parque del oeste rosaleda paseo del rey photo Agustín Martínez © Madrid Destino

Photo Álvaro López © Madrid Destino

Temple de Debod

En 1954, le président Nasser se lance dans la construction d'un énorme barrage, à Assouan. Les eaux du lac créé par ce barrage vont engloutir la vallée du Haut-Nil, qui recèle d'importants trésors archéologiques, dont le temple de Debod. L'Égypte lance une campagne internationale pour le sauvetage de ces monuments :  on démantèlera les temples pour les reconstruire ailleurs en Égypte mais aussi dans les pays qui ont contribué financièrement au sauvetage. C'est ainsi qu'en 1968, l'Espagne reçoit ce curieux édifice, qui sera reconstruit sur le site de l'ancienne caserne de la Montaña.

La construction de Temple de Debod a commencé au 2° siècle avant JC. Il s'agit d'une chapelle aux dieux Amon et Isis. Les rois d'Égypte successifs le transformeront, ainsi que les empereurs romains Auguste, Tibère et Hadrien. Au 5° siècle, avec la conversion de la Nubie au christianisme, le temple est abandonné.

Photo Álvaro López © Madrid Destino

templo de debod photo Álvaro López © Madrid Destino
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Chapelle de San Antonio de la Florida y San Pio X 

Pour voir du Goya dans son jus, c'est le top ! C'est ici que repose le corps du génial peintre (sans sa tête, et ça, personne ne semble savoir pourquoi). Et c'est aussi le seul endroit au monde où on peut admirer une œuvre de Goya là où elle a été créée. C'est magnifique, bien sûr ! Une des plus séduisantes créations de Goya : fraiche, sensuelle, lumineuse, amalgame de sentiments pieux et profanes. Et quand on est comme nous fan de Goya, c'est un moment suspendu...

Bizarrement, cette chapelle n'attire pas les foules, alors que l'accès est gratuit et que les peintures sont vraies de vrai ! Du coup, c'est aussi un moment de sérénié que nous offre la ville...

paseo de Florida 5, Madrid

palais-musée

Museo Cerralbo

Ce magnifique hôtel particulier qui appartient aujourd'hui à l'État espagnol est un joyau pour les amateur·e·s de décoration intérieure et les collectionneur·se·s. Une maison aristocratique au tournant du 20° siècle. Des enfilades de salons et cabinets, une salle de bal, un escalier monumental... Et des collections de peinture (El Greco, Zurbaran, Tintoretto...) et d'objets précieux.

Le palais Cerralbo était la demeure du 17° marquis de Cerralbo, Enrique de Aguilera y Gamboa, et de sa famille. Un personnage facétieux qui s'est illustré comme homme politique mais aussi comme historien et, en témoignent les richesses de ce palais, collectionneur.

On doit cette maison aux architectes Alejandro Sureda, Luis Cabelló Asó et Luis Cabello Lapiedra. La famille Cerralbo Villa-Huerta l'a inauguré en 1893 et y a vécu jusqu'en 1927, date du décès de la dernière héritière.

photo : Paolo Giocoso © Madrid Destino

museo cerralbo photo paolo giocoso madrid destino
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