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Gran Vía

Une des avenues emblématiques de Madrid. C'est Broadway, les Champs-Élysées. Une large et longue artère qui traverse le cœur de la ville, bordée de théâtres, de cinémas, d'hôtels, de boutiques - de moins en moins chiques - et de buildings aussi splendides qu'orgueilleux. 

Elle a été percée entre 1910 et 1931, elle marque le début de la modernisation de la capitale, avec la construction des premiers gratte-ciels et l'apparition des courants architecturaux du moment, venus des États-Unis.  

Il s'agissait de décongestionner le centre ville, un entrelacs de ruelles chaotique. Un projet à la Haussmann, tardif. 

Récemment, les trottoirs ont été élargis et la circulation fortement réduite, et ça a redonné de l'air à cette majestueuse "Grand'Rue." Si la circulation (automobile) semble maitrisée, Gran Vía reste une ruche grouillant de milliers de passant·e·s en permanence. Mais des points de vue historique et artistique, la balade est indispensable, les yeux vers le haut. 

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Edificio Metropolis

Avec son ange, il nous avait fait de l'œil dans un film d'Almodóvar, dans les années 80...

Conçu en 1911 par Jules et Raymond Février pour la compagnie d'assurance Union Phoenix, sur un terrain libéré par le percement de la Gran Vía.

Le rez est assez simple mais pour les étages, c'est un festival de colonnes, de statues (allégories du Commerce, de l'Agriculture, de l'Industrie, des Mines), un dôme en marqueterie or et ardoise et un phénix de bronze. Dans les années 70, la société a vendu le bâtiment à l'assureur Metropolis. La statue a été remplacée par une autre, qui représente la Victoria ailée.

croisement c/ Alcalá  et Gran Vía

Hotel Las Letras

En 1915, le comte d'Artaza fait construire par l'architecte Cesáreo Iradier un complexe d'appartements avec rez commercial, profitant du percement de la Gran Vía. Le bâtiment, érigé dans le pur style neoplateresque en vogue en Espagne au début du siècle dernier, sera primé comme une des plus belles réussites de 1917. 

Aujourd'hui, après une rénovation menée en 2005 par les architectes Virginia Figueras et Franco Corada, il abrite l'Hôtel de las Letras, et un excellent bar-restaurant, Claveles.

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Telefónica

Edificio Telefónica

D'un peu partout à Madrid, on peut voir son horloge monumentale, qui s'éclaire d'un bleu velouté à la tombée de la nuit.

Sa hauteur de 90 mètres et son architecture inspirée des skyscrapers new-yorkais en font le premier gratte-ciel d'Europe.

C'est le siège de la fameuse compagnie du téléphone des Demoiselles du téléphone produit par Netflix. 

Aujourd'hui, le superbe building héberge l'Espacio Fundación Telefónica, centre culturel consacré à l'avant-garde artistique et technologique. 

Plaza del Callao

Elle grouille de monde toute la journée et une partie de la nuit. Pour la partie carrossable on parle de 50.000 voitures par jour. Sorte de carrefour urbain, comparé à Trafalgar Square à Londres ou à Times Square à New York (mais n'éxagérons pas), c'est un passage obligé dans le cœur commerçant de Madrid. Sur elle débouchent la calle de Preciados et la calle del Carmen, les deux artères piétonnes du shopping de masse.

Elle fut construite entre 1910 et 1940. Son architercture est particulièrement intéressante, sorte de manifeste ibérique de l'Art Déco, avec une touche hollywoodienne (elle est entourée de salles de cinémas et de spectacle). Il y eut le célèbre Hotel Florida, un hôtel de luxe fréquenté par des journalistes étrangers durant la Guerre Civile, aujourd'hui détruit et remplacé par un assez vilain building qui abrite le Corte Inglés. Rien que les emblématiques Cine de Callao (1927), Edificio Carrión (1933), Palacio de la Prensa (1929) valent qu'on s'y pose quelques minutes. 

Immeuble Carrión

Aussi appelé "Building Schweppes", cet élégant immeuble Art Déco de 14 étages, construit entre 1931 et 1933 par deux jeunes architectes qui lui ont imprimé toute leur audace, est un phare dans l'avenue la plus courue de la capitale, la Gran Vía.

Il est haut de 54 mètres. Sa forme rappelle celle du Flat Iron de New York, son design avant-gardiste évoque l'expressionnisme allemand. Sa tour de quatre étages, imaginée dès l'origine comme support de placards publicitaires lumineux, se détache du ciel de Madrid. Il faut aussi le voir la nuit...

croisement Gran Vía et c/ Jacometrezo (plaza Callao)

Plaza de España

Nous voici à la fin ou au début de Gran Vía. Cette place qui, suite à des travaux colossaux terminés en 2020, a enfin trouvé son rôle dans la structure urbaine de Madrid, en devenant une immense esplanade de liaison entre la ville moderne (la Gran Vía), le quartier historique et les grands parcs de la ville, le tout a l'avantage d'une mobilité douce : la. place et les rues adjacentes sont devenues piétonnes et des pistes cyclables jalonnent toute leur surface; les voitures ont été reléguées dans un grand tunnel.

Il faut aujourd'hui considérer la place avec ses extensions : 70 000 mètres carrés, 1110 arbres, des sculptures, des voies cyclistes, des jeux pour enfants... Ignorée (et négligée) avant cette transformation radicale, la plaza de España est devenue le croisement de plusieurs promenades : vers les jardins de Sabatini et la Casa del Moro (autour du palais royal), vers le Parc de l'Ouest et le temple de Debod, vers Madrid Río ou vers le quartier de Malasaña.

 

Sur la place même, le monument à Cervantes, les deux plus hauts gratte-ciel du centre ville (l'Édificie España avec son toit-terrasse et sa fantastique vue à 360° sur Madrid et ses environs; et la Torre Madrid) plusieurs très belles fontaines, dont une création récente en marbre bleu inspirée du ciel de Madrid, la paroisse de Santa Teresa et San José, un magnifique temple néogothique d’inspiration médiévale.

Dans son environnement immédiat, il y a aussi le plus-que-royal Palacio de Liria, l'extravagant Palais-musée Cerralbo et le Palais Royal, bien sûr.

Ces grands travaux couronnés par le prix International Architecture Awards 2023 du Chicago Athaeneum, ont en outre mis à jour les vestiges du chemin de ronde de l'ancienne caserne de San Gil, les contreforts des écuries du Palas Royal et deux étages de ce qui fut le palais de Godoy, le premier ministre du roi Carlos IV.

Edificio España

Situé à l'extrémité ouest de Gran Vía, l'hôtel Riú domine depuis 1953 une place d'Espagne complètement transformée en 2021. Ce gratte-ciel prétentieux offre à 117 mètres d'altitude une vue extraordinaire sur la ville.

 

En plein courant international, les architectes Julián et José María Otamendi ont opté pour un building néo-classique - avec un milieu de façade baroque - de béton armé, briques et pierre calcaire.

plaza de España

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