architecture 

Plaza de Canalejas

Sol | Centro

Cette petite place circulaire, asphyxiée par la circulation, vaut le crochet, si vous allez par exemple de Cibeles au Palais Royal. C'est un carrefour, d'ailleurs autrefois appelé place des Quatre-Rues, à l'architecture début 20° : la maison Allende (1916-1920) construite par Leonardo Rucabado, avec son balcon en bois; le bâtiment Meneses (1915), de style éclectique, dû à José María Mendoza et José de Aragón; le bâtiment de l'ancienne Banque hispano-américaine (1902), signé Eduardo Adaro.

Elle a pris le nom du premier ministre José Canalejas, assassiné en 1912 par un anarchiste, sur la Puerta del Sol voisine.

Passez par La Violeta, au numéro 6, une confiserie fondée en 1915 où il paraît qu'Alphonse XIII achetait des violettes pour son épouse, la reine Victoire-Eugénie, et pour sa maîtresse, Carmen Ruiz de Moragas.

Barajas T4

aéroport de Madrid

Richard Rogers et Antonio Lamela ont dessiné cet extraordinaire terminal, qui fut achevé en 2004 et leur a valu le Prix Sterling, le plus prestigieux prix britannique d'architecture, en 2006.

Ils ont imaginé une canopée montée sur des piliers colorés divergents, et percée de larges puits de lumière. 

L’aéroport de Madrid-Barajas est le 11° plus grand du monde en termes de trafic. Et le premier d'Espagne.

Si vous voyagez avec d'autres compagnies qu'Iberia, vous risquez de ne pas voir ce terminal....

San Millán et San Cayetano

Lavapiés

On aime cette église aux murs extérieurs dévastés. Elle date de 1669 (architectes : Marcos López pour commencer et Francisco de Moradillo pour conclure, en 1761). Elle a failli y passer pendant la Guerre Civile.

L'aspect lépreux du mur latéral, les restes de l'immeuble voisin, nous a d'abord fait penser qu'elle était abandonnée... Pas du tout ! Et ce Cayetano, c'est un des chefs des saints de Madrid...

Entrez ! Le plan en croix grecque est couronné d'une magnifique coupole à la croisée. Et les chapelles ont chacune la leur. Les dimensions de l'église sont impressionnantes et le retable est splendide !

calle Embajadores 15, Madrid

Teatro Pavón

Lavapiés

Un des rares bâtiments de Madrid de style Art Déco, commandé par Francisca Pavón à l'architecte Teodoro Anasagasti. Depuis son inauguration en 1925, c'est un important lieu de création.​

Après la Guerre Civile, il a vivoté, entre salle de concerts, de théâtre et de cinéma, jusqu'à la fermeture dans les années 90. En 1999, la Compagnie Zampanó l'a rénové à l'identique : la splendide façade a retrouvé ses motifs floraux et géométriques, ses terrasses "catalanes" et sa une tour-horloge qui domine l'édifice.

Le bar du théâtre, très beau aussi, attire des Madridènes comme on les aime : un mélange de gens du quartier et de zazous un peu olé olé et très fêtards !

calle Embajadores 9, Madrid

Torres Blancas

Prosperidad

On les voit de loin, avec leurs 74 mètres d'altitude. Voici un exemple percutant de l'architecture avant-gardiste des années 60, sous Franco, quand même. Il s'agit d'un immeuble résidentiel, conçu par l'architecte Sáez de Oiza, dont c'est le premier travail, une synthèse de rationalisme et d'organicisme, considéré comme une des plus brillantes réussites de ce courant dans le monde.

calle del Corazón de María 2, Madrid

Palacio de Cristal

Parc du Retiro

Construite en 1887 sur les plans de l'architecte Ricardo Velázquez Bosco pour accueillir une exposition sur la faune et la flore des Philippines (on ne rigolait pas avec les expos, à l'époque !), cette gigantesque serre (verre et fer forgé) est plongée dans un bassin plein de canards. Donc, assailli par les familles... Et est bordée par des châtaigniers d'Inde magnifiques qui la dépassent en altitude.

Il parait que sa base dessine une croix grecque, on n'a pas vérifié.

Le Palacio de Cristal est aujourd'hui géré par le Museo Reina Sofía qui y organise des expos et des événements. Et il est ouvert au public, évidemment ! 

Et il est magnifique !

Casa de las Americas

Recoletos

Le Palais de Linares. Ses portes donnent sur la place de Cibeles, le paseo de Recoletos et la rue Alcalá : la place-to-be à Madrid il y a un siècle !

Un palais romantique, néo-baroque, inspiré de modèles français, construit pour le marquis de Linares en 1873. On n'adore pas la façade principale, très exubérante. Mais il faut entrer dans ce qui est devenu un centre culturel dédié au rapprochement des peuples d'Amérique latine et d'Espagne ! La richesse décorative est surprenante : impressionnant escalier dans le hall principal, plusieurs salles de bal, une chapelle, la Casa de Muñecas (une maison de poupées) et un magnifique jardin !

plaza de Cibeles 2, Madrid 

Les façades théâtrales de Gran Vía

C'est la rue la plus connue de Madrid ! Une certaine majesté, des édifices Art Nouveau et Art Déco spectaculaires, les façades d'un empire puissant et riche. Gran Vía a attiré la bourgeoisie madrilène dès le début du siècle passé. Hôtels de luxe, théâtres, cinémas, clubs et appartement impayables ont fait sa gloire.

Aujourd'hui, la beauté architecturale de cette longue avenue est un peu gâchée par la circulation automobile et les milliers de shoppers. Mais il faut la traverser pour passer du sud au nord, donc autant lever le nez...  

Arrêts : le Metropolis (C/ Alcalá 39.), avec son ange, le Telefónica (n° 28), premier gratte-ciel de Madrid (1929), le Capitol (n° 41), un building multi-fonctions qui abrite aujourd'hui un hôtel, la place Callao avec ses cinémas, la Fnac et Corte Inglés, et la plaza de España, qui boucle l'avenue dans une très laide débauche monumentale... 

Viaduc de Ségovie

La Latina

Pedro Almodóvar l'a filmé à trois reprises : pour Talons aiguilles, pour Matador et pour Les amants passagers.

Trois voûtes de 35 mètres sous lesquelles passe la rue de Segovia. 

Ce pont qui relie le Palais Royal à la Basilique de San Francisco El Grande aurait pu être de style baroque, ou quelque chose du genre. Mais non, il a pris la place d'un autre ouvrage d'art depuis pas plus tôt que 1931.

Il est superbe, grandiose, surtout vu du dessous.

Du dessus, il offre de magnifiques vues sur l’ouest de Madrid et la Casa de Campo.​

calle Bailén / calle de Segovia, La Latina, Madrid

El Ángel Caído

Par du Retiro

Paradoxe de ce pays qui a la religion gravée dans la peau, une statue dédiée à Lucifer... Sur un des carrefours du Parque del Retiro, pas dans une ruelle sombre ! 

Il s'agit en fait d'une fontaine qui représente l'Ange Déchu, au moment de son expulsion du Paradis, œuvre de Ricardo Bellver pour l'Exposition universelle de Paris de 1878.

Après l'expo, la Mairie de Madrid l'a rachetée et posée en plein passage de bonnes familles... Ce n'est jamais que du granit, du bronze et de la pierre, et c'est très beau !

glorieta del Ángel Caído, Parque del Retiro, Madrid

Estación de Atocha

Paseo de los Artes

C'est la plus grande gare ferroviaire de Madrid. Inaugurée en 1851, elle a été remodelée à plusieurs reprises : en 1888 suite à un grave incendie, puis entre 1985 et 1992, pour quadrupler sa capacité.

Son architecture imposante, un peu lourde, caractérisée par une ample façade de verre et de métal en demi-cercle et le jardin tropical qui occupe sa salle principale en font un must de l'architecture madrilène.

Elle est aussi connue tristement pour l'attentat du 11 mars 2004, qui a fait 191 victimes.

Plaza Emperador Carlos V

 

Casa de las 7 chimeneas

Chueca

La "maison des sept cheminées", c'est le siège du ministère de la Culture. Vous n'y entrerez sans doute pas, sauf si vous avez un rendez-vous important, mais ce n'est pas le but. C'est la façade qui nous intéresse. Elle est de style Renaissance, le bâtiment est un des seuls datant du 16° siècle, resté intact. Et il a vraiment sept cheminées.

La plaza del Rey est assez agréable, protégée du soleil, avec deux terrasses paresseuses, dont celle de la Cafetería El Circo. 

​plaza del Rey 1, Madrid

La casa de los lagartos

Chueca

Immeuble Art nouveau, Sécession viennoise même, la Maison des Salamandres est particulière à plus d'un titre. Dans ses proportions étonnantes d'abord : elle fait 5 mètres de profondeur de la façade avant à la façade arrière. Il n'y avait pas plus d'espace que ça ! Et ça a bien sûr été un défi pour l'architecte Benito González del Valle.

Mais c'est vers le haut qu'il faut regarder, parce que de toute façon vous ne pourrez pas entrer dans les appartements... La magnfique façade frappe par son audace moderniste, ornée de salamandres qui semblent vouloir aller vers le toit, prendre le soleil... Quelques minutes la tête en l'air si vous êtes dans le quartier. Sinon, ce sera pour une autre fois !

calle de Mejía Lequerica 1, Madrid

Palacio de Longoria

Chueca

Du Modernisme catalan à Madrid, c'est assez rare. D'habitude, on est fans de ça ! Mais celui-ci, on ne le trouve pas vraiment très beau, vu de dehors. C'est juste étonnant, c'est moderniste, art nouveau si vous préférez, donc assez tarabiscoté, des formes végétales, de la vie... pour une pâle copie de Gaudi.

Mais l'intérieur vaut d'entrer ! C'est  le siège de la Société Générale d’Auteurs (SGAE), ce n'est dont pas un musée ni un bar branché, mais il paraît que ça se visite !

calle Fernando VI 4, Madrid

Une corrala

Lavapiés

Une corrala, c'est un immeuble typique de l'architecture madrilène traditionnelle, avec de longs balcons communs construits autour d'une cour centrale ; la classe ouvrière était autrefois parquée dans ces bâtiments, qu'on a construits jusqu'au 19° siècle. Aujourd'hui, les corralas font partie du patrimoine, quelques-unes ont été réhabilitées et mises aux normes de confort actuelles. Il en subsiste 500 à Madrid, dont celle-ci ! 

plaza de Agustín Lara / calle Mesón de Paredes

Hospital de Maudes

Chamberí

Antiguo Hospital de Jornaleros de San Francisco de Paula, plus précisément ! 

En 1906, Dolores Romero y Arano, riche veuve de l'entrepreneur Francisco Curiel, consacre une partie de sa fortune à la construction d'un hôpital gratuit pour les travailleurs journaliers, qui forment alors le gros des forces laborieuses...  Elle dédie son œuvre à saint François de Paule. Et charge Antonio Palacios et Joaquín Otamendi Machimbarrena de l'élaboration des plans. Ils en feront un des bâtiments emblématiques du Modernisme espagnol.

Un modèle panoptique des prisons de l'époque, un octogone spectaculaire organisé en quatre nefs disposées autour d'un patio. 

Depuis 1986, le bâtiment abrite la Communauté autonome de Madrid. On ne le visite pas mais en faire le tour vaut le déplacement !

calle de Raimundo Fernández Villaverde 18, Madrid

Immeuble

Retiro / Atocha

C'est juste un immeuble, mais il nous a frappés. Situé au bas du Paseo Fernán-Núñez, celui des bouquinistes, et à deux pas de la gare d'Atocha, avec une tête de champignon de Paris, un édifice dont on ne sait rien... Si vous avez des infos, n'hésitez pas à nous les communiquer !

calle del Doctor Velaso 1, Madrid

Puerta de Toledo

Lavapiés

Les Madrilènes l'appellent l'"éléphant de pierre". C'est vrai qu'elle n'a pas l'air de dentelle. Elle n'est pas aussi élégante que la Porte d'Alcalá, mais si vous allez jusqu'au Pont de Tolède pour vous balader dans le nouveau parc du Manzanares, ce que nous vous recommandons, vous passerez par la grosse porte !

Pour l'histoire, c'est un arc de triomphe à la victoire espagnole sur l'occupation française et le retour sur le trône du roi Ferdinand VII, construit par l'architecte Antonio Aguado entre 1813 et 1827.

Néoclassique, arc central en plein-cintre, des colonnes ioniques, un groupe de sculptures de José Ginés, une allégorie de l'Espagne et de ses provinces et les armoiries de la ville de Madrid. Voilààà.

Palais de Velázquez

Parc du Retiro

Un splendide pavillon caché dans le parc du Retiro, construit entre 1881 et 1883 à l'occasion de l'Exposition nationale minière par l'architecte Ricardo Velázquez Bosco, celui du Palais de Cristal.

Des voûtes de fer et de verre qui permettent d'éclairer les salles naturellement, inspirées du Crystal Palace de Londres.

Pour les murs, des briques de deux couleurs, et des faïences de la Manufacture royale de la Moncloa.

Le Palais est géré par le musée Reina Sofía, qui y installe des expositions tout à fait intéressantes, et le plus souvent gratuites et désertes !

San Antonio de los Alemanes

Malasaña

Vue de dehors, cette église n'a vraiment rien pour elle. Mais entrez... C'est la Chapelle Sixtine à Madrid ! Une ellipse construite entre 1624 et 1633, plutôt petite, couverte 40 ans plus tard de fresques de Luca Giordano, Juan Carreño de Miranda et Francisco Ricci, qui racontent la vie et le miracle de saint Antoine de Padoue. L'église fait partie d'un ensemble hospitalier qui accueillait les Portugais pauvres de  Madrid. À l'indépendance du Portugal, elle est passée aux Allemands pauvres.

Visites le matin.

corredera Baja de San Pablo 16, Madrid

Plaza Mayor

Los Autrias

Une superbe colonnade autour d'une place rectangulaire majestueuse, au milieu d'un entrelacs de petites rues médiévales.

C'est le cœur du Madrid touristique, mais c'est magnifique ! La Plaza Mayor est au centre du vieux Madrid, le "Madrid de los Austrias". On va voir, c'est obligé, et on fuit vite les badauds...

Quand Philippe III (un Habsbourg, autrichien donc, de là l'expression "Madrid de los Austrias" qui désigne cette partie historique de la ville) installe la cour à Madrid, il charge l'architecte Juan Gómez de Mora d'uniformiser les bâtiments de la place qui allait accueillir, au fil des siècles, des fêtes populaires, des corridas, des béatifications, des couronnements, des autodafés et autres joyeusetés de la sainte Inquisition.

Aujourd'hui, après quelques remaniements suite à de nombreux incendies, son aspect monumental, la statue de Philippe III et les nombreux restaurants et cafés attirent le gros des bus touristiques. La traverser au petit matin est une de nos marottes...

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