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calle de alcalá

Calle de d'Alcalá

Elle part de la Puerta del Sol et va jusqu'à la sortie de Madrid, vers la ville d'Alcalá de Henares, au nord-est de la ville. Les Habsbourg voulaient une ligne directe vers l'Aragón. 

La calle de Alcalà est une des plus anciennes rues de Madrid.

Quand Madrid devient capitale d'Espagne, il y a très vite pénurie de logements (de toutes classes) et de nombreux aristocrates la choisissent pour y construire leur demeure. 

Depuis la Puerta del Sol, elle traverse la ville sur 10 km. Même si c'est sa partie centrale qui nous retient tout d'abord (avec plusieurs musées, des édifices et des églises magnifiques...), elle vaut largement la peine de parcourir ses km. Après la Puerta de Alcalá, elle borde le parc du Retiro, traverse le quartier d'Ibiza et ses excellents restaurants, la chique Salamanca et ses boutiques, les splendides arènes de La Ventas, la Quinta de los Molinos, un parc méconnu qui vaut surtout le détour lorsque les amandiers sont en fleur.

Académie San Fernando

Dans la collection de 1400 peintures, 1300 sculptures et 15.000 dessins, il y a des chefs-d'œuvre des écoles espagnole, italienne, flamande. Et des estampes, des meubles, des pièces d'orfèvrerie, de porcelaine, des tapis, etc.Cinq siècles et de nombreuses écoles pour un parcours complet dans l'histoire de l'art de la Renaissance aux dernières tendances de l'art contemporain. Cinquante-neuf salles sur trois étages d'un splendide bâtiment, des chefs-d'œuvre de l'art espagnol, italien et flamand...Goya est un des membres illustres de cette école, le musée conserve treize de ses peintures, dont deux autoportraits, et le célèbre et magnifique "Enterrement de la sardine". S'y trouvent aussi l'Agnus Dei de Zurbarán, une Marie Madeleine de Ribera, le seul Arcimboldo conservé en Espagne; Les Vieux de Rubens, plusieurs tableaux de l'impressionniste espagnol Sorolla, des Juan Gris, une Tête de femme (sculpture) de Picasso...

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Four Seasons equitativa Madrid

Palais de La Equitativa

Longtemps ce bloc a été un chancre, en plein centre ville.

Jusqu'à ce que la chaine hôtelière Four Seasons en fasse un hôtel de luxe. La rénovation extérieure est spectaculairement réussie, l'intérieur complètement vidé et reconstruit abrite aujourd'hui plusieurs restaurants, un hôtel et des appartements.

Ce somptueux édifice fut construit entre 1887 et 1891 par l'architecte José Grases Riera pour une compagnie d'assurances, La Equitativa. De 1920 à 2004, il sera le siège de la banque Banesto, puis sera abandonné.... En 2012, il est reconnu "héritage culturel". 

Église des Calatravas

De l’ancien monastère royal de la Conception, ou "Comendadoras de Calatrava", il ne reste que cette splendide église, construite entre 1670 et 1678 selon les plans de Fray Lorenzo de San Nicolás.

Une coupole monumentale et un beau retable dans la grande chapelle, des sculptures de Pablo González Velázquez. La façade a été modifiée par l’application d’une couleur de terre cuite, et l’introduction de motifs ornementaux néo-Renaissance, inspirés de l’architecture milanaise, tels que la rosace du corps central.

c/ Alcalá 25, Madrid

iglesia de calatravas

Círculo de Bellas Artes

Ce bâtiment est magnifique, une excentricité art déco terminée en 1926 par l'architecte Antonio Palacios. Expos, spectacles, conférences... une pièce maîtresse de la vie culturelle madrilène.

Au rez, un bar renversant, presque intimidant dans sa majesté, la sculpture merveilleuse de Moisés de Huerta, El Salto de Léucade.

Et sur le toit, une terrasse avec vue sur Madrid, resto et bar compris... Clientèle un peu bling-bling.

c/ Alcalá 42, Madrid 

Le Saut de Léucade

La mythologie grecque nous raconte que, pour se guérir d'un mal d'amour, on se jetait dans la mer du haut d'une falaise, sur l'île de Leucade. Si on ne mourait pas, on était guéri de son amour.

Le saut de Léucade, du sculpteur Moisés de Huerta, a fini par atterrir, en 1930, dans le somptueux bar-resto du Círculo de Bellas Artes, La Pecera.

Une adolescente entre la vie et la mort, qui semble se fondre dans la pierre. C'est Sapho, qui a plongé après un chagrin d'amour. 

Entrez et demandez gentiment à voir la sculpture, si vous vous y prenez bien, on vous laissera passer. Et si ça vous plait, prenez un café !

La Pecera, calle de Alcalá 42, Madrid  

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Edificio Metropolis

Celui-ci, on l'adore ! Avec son ange, il nous avait fait de l'œil dans un film d'Almodóvar, dans les années 80...

Conçu en 1911 par Jules et Raymond Février pour la compagnie d'assurance Union Phoenix, sur un terrain libéré par le percement de la Gran Vía.

Le rez est assez simple mais pour les étages, on hésitait entre des colonnes, des statues (allégories du Commerce, de l'Agriculture, de l'Industrie, des Mines), un dôme en marqueterie or et ardoise et un phénix de bronze pour la cerise. Et comme on était en plein délire de triomphe de tout, on a tout pris ! Dans les années 70, la société a vendu le bâtiment à l'assureur Metropolis. La statue a été remplacée par une autre, qui représente la Victoria ailée.

croisement c/ Alcalá  et Gran Vía

Eglise San José

Cette église signée Pedro de Ribera, José de Arredondo et Fausto Manso, typique du baroque madrilène, a pris la place en 1748 d'un édifice primitif démoli au début du 18°. Sur la façade, une niche centrale avec une statue de Notre-Dame-du-Mont-Carmel exécutée par le français Robert Michel.

En 1836, les religieux carmélites furent expulsés et le couvent et le temple se retrouvèrent vides. Le couvent fut démoli pour laisser la place au théâtre Apolo, puis au bâtiment du Banco de Vizcaya. Et l'église devint le siège de la paroisse de San José.

La façade originale a été modifiée en 1912 par l'architecte Juan Moya Idígoras, qui l'a agrandie pour l'adapter aux proportions du presbytère voisin, construit à l'occasion de l'ouverture de l'avenue Gran Vía.

Église San José
institut cervantes

Institut Cervantes · les Cariatides

Antonio Palacios et Joaquín Otamendi signent ici une de leurs plus belles œuvres, avec la Banco Español del Río de la Plata, dans ce style grandiose et monumental qui intègre les ordres classiques et de grandes surfaces de verre.

À l'entrée un impressionnant groupe de cariatides souligne l'aspect monumental, déjà plus qu'assumé. Et qui a d'ailleurs convaincu les autorités de décerner un permis de bâtir, dans un premier temps refusé à cause du dépassement en hauteur (25 mètres au lieu des 18 autorisés).

C'est l'Institut Cervantes qui loge aujourd'hui dans ce palais.

c/ Alcalá 49

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