Francis Picabia ::: L’espagnole ::: Musée Reina Sofía

Francis Picabia ::: L’espagnole ::: 1917-1920 ::: aquarelle et crayon sur papier, 25x22cm ::: Museo Reina Sofía, Madrid "Je trouve qu’il en faut pour tous les goûts. Il y a des gens qui n’aiment pas les machines : je leur propose des Espagnoles. S’ils n’aimaient pas les Espagnoles, je leur ferais des Françaises... Oui, je fais la peinture pour la vendre. Et je suis étonné que ce soit ce que j’aime le mieux qui se vende le moins." Ses Espagnoles bien-aimées, on les retrouvera à toutes les étapes de sa carrière, sous des formes changeantes... Le peintre de toutes les métamorphoses n'a pas rejoint les rangs du classicisme, comme nombre de ses amis artistes le feront, plus ou moins, après la déflagration de 1914-1918. Au contraire, il le dénonce dans une certaine dérision. Sa démarche dadaïste s’inscrit dans une réflexion globale sur la finalité de la peinture, et de l’art en général. Le voici aux prises avec les archétypes de l'Espagne, qu'il découvre lors d'une voyage à Séville. (Picabia n'est pas espagnol, mais franco-cubain.) Ce seront des Espagnoles drôles, à bien les observer, avec leurs accessoires de pacotille, quasi travesties. Mais ce seront des Espagnoles avec citations, emprunts : les lignes claires, l’ovale du visage, le cou ondoyant, les yeux en amande... sont bien du maître du néo-classicisme : Jean-Auguste-Dominique Ingres. Picabia est une figure majeure du mouvement Dada, avec Marcel Duchamp. Il a aussi passé pas mal de temps avec l'Impressionnisme, le Cubisme, le Surréalisme. Un artiste moderne qui fut de tous les bouleversements de la peinture du siècle passé. #chefdœuvres

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