On peut le snober, ce centre, avec sa Puerta del Sol plantée d'éventails bon marché, ses quatre Corte Inglés, ses mégastores consacrés au foot, ses cinémas tape-à-l'œil, ses bus à impériale et ses mickeys vivants... Mais il y a bien trop de rues pour qu'aucune ne soit intéressante...

PUERTA DEL sol ET

GRAN VÍA

CE QUE LES GENS DISENT

"De toute façon, comme c'est au milieu de tout, il faut bien y passer."

—  Bjorn, touriste suédois

la puerta del sol

On peut commencer la visite de Madrid par la Puerta del Sol, Km 0 de toutes les routes d'Espagne, centre géographique de Madrid. Et ne plus y revenir, sauf le jeudi soir (voir plus loin). C'est le Madrid du tourisme et du shopping de masse. 

Ses harmonieuses façades qui forment un arc de cercle sont dominées par la belle publicité de Tío Pepe.  En face, la Casa de Correos (Postes), construite en 1768 par l'architecte français Jaime Marquet, est actuellement le siège de la Présidence de la Communauté de Madrid. Sous Franco, c'était le siège de la  Direction Générale de la Sécurité de l'Etat, ses geôles ont été témoins de  longues séances de tortures et d'exécutions sommaires.

Il y a l'Ours et l'Arbousier (une sculpture posée là en 1967, qui représente un des symboles de Madrid).

EDIFICIO METROPOLIS
plaza
EL SALTO DE LÉUCADE

à la Pecera

GRAN VÍA

Une des avenues emblématiques de Madrid. C'est Broadway, les Champs-Élysées. Une large et longue artère qui traverse le cœur de la ville, bordée de théâtres, de cinémas, de boutiques plus ou moins chiques et de gratte-ciels splendides. 

Récemment, les trottoirs ont été élargis et la circulation fortement réduite, est ça a redonné un peu de charme à cette majestueuse "Grand'Rue."

Elle a été percée entre 1910 et 1931, elle marque  le début de la modernisation de la capitale, avec la construction des premiers gratte-ciels et l'apparition des courants architecturaux du moment, venus des États-Unis.  

Il s'agissant de décongestionner le centre ville, un entrelacs de ruelles chaotique. Un projet hausmannien tardif. 

Ce bâtiment est magnifique, une excentricité art déco terminée en 1926 par l'architecte Antonio Palacios. Expos, spectacles, conférences... une pièce maîtresse de la vie culturelle madrilène. Un bar renversant, presque intimidant dans sa majesté, la sculpture merveilleuse de Moisés de Huerta, El Salto de Léucade (voir plus bas). Et sur le toit, une terrasse avec vue sur Madrid, resto et bar compris... Clientèle un peu bling-bling.

c/ Alcalá 42, Madrid 

CÍRCULO DE BELLAS ARTES

C'est pour saint Judas Tadeo, un cousin de Jésus, que les fidèles (mais pas les touristes) se pressent. La bâtisse néogothique fin 19° frappe par son grand clocher, une tour qui fait penser à une forteresse militaire et domine la plaza Mayor de 60 mètres de briques rouges. L'intérieur est aussi austère que majestueux. Dôme, nef et chapelles sont couverts de voûtes décorées par des rosaces en pierre taillée; le tout peint à la détrempe, façon calcaire. Allez-y, vous passerez sans doute par-là...

c/ Atocha 6, Madrid

SANTA CRUZ

De l’ancien monastère royal de la Conception, ou "Comendadoras de Calatrava", il ne reste que cette splendide église, construite entre 1670 et 1678 selon les plans de Fray Lorenzo de San Nicolás.

Une coupole monumentale et un beau retable dans la grande chapelle, des sculptures de Pablo González Velázquez. La façade a été modifiée par l’application d’une couleur de terre cuite, et l’introduction de motifs ornementaux néo-Renaissance, inspirés de l’architecture milanaise, tels que la rosace du corps central.

c/ Alcalá 25, Madrid

ÉGLISE DES CALATRAVAS

L’architecte Aníbal Álvarez Bouquel a construit ce palais (1847) pour le banquier Manuel Gaviria y Douza. C'est l'un des plus luxueux de son époque, aux influences néoclassiques, à l’image des palais italiens de la Renaissance. On adore les fresques du plafond de la salle de bal, une œuvre de Joaquín Espalter y Rull.

La reine Isabelle II d’Espagne l'a inauguré en 1851, et il a défrayé la chronique pour les fêtes qui s’y tenaient. De 1991 à 2011, le bâtiment a abrité une discothèque. Après quelques années d’abandon, il a rouvert en 2017 pour se consacrer à de grandes expositions.

c/ Arenal 9, Madrid

PALAIS DE GAVIRIA

Une bonbonnière et une bonbonnerie ! L'univers kitsch de cette minuscule boutique nous enchante ! Une confiserie fondée en 1915 où il paraît qu'Alphonse XIII achetait des violettes pour son épouse, la reine Victoire-Eugénie, et pour sa maîtresse, Carmen Ruiz de Moragas. Tout une palette de sucreries emballées avec un goût désuet, dont les excellentes violettes fabriquées spécialement pour la Violeta.

plaza de Canalejas 6, Madrid

LA VIOLETA

CONTACT

Vincent & Vincent

 

onpeutaussilefairecommeca@gmail.com

Tel : #32 496 25 69 38